Personne ne pourra dire que l'Aviron Bayonnais ne sait pas débuter ses matches. Dix à zéro en douze minutes c'est fabuleux. D'abord une action lumineuse d'Edmonds qui, sur un crochet intérieur, trouve la faille puis Gower, excellent encore, qui file très puissamment au pied des barres. Transformation puis pénalité de Richard Dourthe. Grosse domination du pack y compris en mêlée fermée où les Castrais étaient venus pourtant nous soumettre à une grosse pression. L'Aviron se retrouve à cinq mètres de la ligne Castraise et procède par percussions au ras. Essai en force, transformé par Dourthe. Les Tarnais ne reviennent que par deux pénalités mais le volume de jeu des Bayonnais est considérable avec un soutien phénoménal de leur 3e ligne.
Il y aura un troisième essai encore signé Gower arrivé à hauteur sur une fixation de Dourthe dans la ligne d'attaque. Planté entre les poteaux, il est transformé. 24 - 6, puis 24- 9. La phase d'initiative s'éteint dans les dix dernières minutes mais nous en avions déjà beaucoup vu. Et du meilleur!
Une conquête en touche impériale, des ballons portés lâchés dans le bon tempo, des appels de balles toujours inspirés. Un vrai régal par moment! Avec un Edmonds, grand chef d'orchestre. Les ciel et blanc montent les barbelés et assènent quelques plaquages d'anthologie sur la fin. Une pénalité vient parapher ce gros effort défensif. 27 à 9. Les Castrais avancent mais sont sans cesse pris à la gorge. Il leur faut une succession de temps de jeu pour passer et filer à l'essai entre les poteaux. Score final 27 à 16. Et le point bonus s'envole pour les Bayonnais qui sont tout de même neuvième. Mais quel match face à une équipe en pleine motivation qui a trouvé à qui parler à un niveau rugbystique qu'elle ne soupçonnait pas et auquel beaucoup de chez nous n'osaient plus croire !
















