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La france humiliée...  posté le samedi 20 octobre 2007 10:10

Blog de cuir : TOP CHRONO, La france humiliée...

Les Bleus ne monteront pas sur le podium de «leur» Coupe du monde. Les Tricolores ont une nouvelle fois subi la loi des Argentins, dans une petite finale placée sous le signe du défi physique avec  trois cartons jaunes (34-10). C’est par contre une révélation pour les Argentins qui sont toujours privés de compétition annuelle dans l’hémisphère nord comme dans le Sud.Dominés 34-10, les Français, dépassés par la hargne des Pumas dans cette revanche du match d'ouverture, ont volé en éclats en encaissant cinq essais de Contepomi (28', 77'), Hasan (31'), Martin Aramburu (53'), Corleto (65'). Côté Français, un seul essai a été inscrit, par l'entremise de Poitrenaud. Le XV de France, croqué par l'agressivité argentine, sort par la petite porte de son Mondial.Les Tricolores prenaient la rencontre par le bon bout et laissaient croire qu’ils s’étaient remis de leur élimination par l’Angleterre en demi-finale (14-9). Christophe Dominici, très critiqué depuis le début de la compétition, creusait la première brèche avant de voir les siens sanctionnés dans la foulée (8e) et il fallait attendre la 18e minute pour voir Elissalde ouvrir le score (3-0, 18e). Felipe Contepomi punissait un talonnage à la main de Thion pour égaliser trois minutes plus tard (3-3, 21e).Les Pumas durcissaient la rencontre avec de nombreux gestes à la limite de la régularité, mis sous pression par les coups de boutoir des Tricolores qui pilonnaient la défense argentine. Le mur des Albicelestes tenait bon et leur pugnacité était récompensée avec le premier essai du match marqué par Felipe Contepomi après une chandelle d’Hernandez (10-3, 28e). Les Pumas resserraient encore un peu plus leur étreinte et Hasan aplatissait derrière la ligne française après un drop d’Hernandez sur le poteau (17-3, 31e). Les partenaires d’Ibanez jetaient leurs dernières forces dans la bataille, mais Nyanga, par deux fois, échouait à quelques centimètres de l’en-but argentin (37e et 39e). Ibanez et Fernandez-Lobbe récoltaient un carton jaune chacun, confirmant l’intensité physique de la rencontre (40e). Avec quatorze points de retard à la pause, on attendait rapidement une réaction tricolore, en profitant notamment des espaces laissés par les deux joueurs sanctionnés. Malheureusement, c’est Martin Aramburu qui filait dans le coin droit de l’en-but français après une superbe accélération de Corleto côté gauche et une passe sautée d’Hernandez pour son ailier (22-3, 54e). Leguizamon était exclu dix minutes après un plaquage haut, et à retardement, sur Chabal (63e) et on pensait enfin voir le XV du Coq se rebiffer. Mais les Sud-Américains confirmaient leur supériorité avec une contre-attaque exceptionnelle de Corleto, relayé par Agulla, et conclue par l’arrière argentin (27-3, 65e).Clément Poitrenaud, très actif , sauvait l’honneur de la patrie en étant à la conclusion d’une accélération de Lionel Beauxis côté droit (27-10, 69e). Comme un symbole, le nouvel entrant à l’ouverture mettait les Bleus dans le bon sens, alors que le charismatique ouvreur des Tricolores, Frédéric Michalak, replacé au centre pour l’occasion, était pris de crampes dans ses propres 22 mètres. La réaction française était tout de même bien timide et Felipe Contepomi se chargeait de corser l’addition après un festival de Leguizamon et Hernandez (34-10, 77e) concluant le calvaire français et le triomphe argentin.L’Argentine termine donc troisième de la Coupe du monde organisée en France ! Les hommes de Marcelo Loffreda ont mérité leur podium, alors que le successeur de Bernard Laporte va devoir reconstruire sur le traumatisme de cette compétition marquée par trois défaites et sauvée par un exploit isolé face aux All Blacks.Décidément rien n'est simple dans le dossier de la succession de Bernard Laporte à la tête de l'équipe de France. Voilà que l'on apprend que le nom de l'heureux élu pourrait être dévoilé... à Tarbes, mercredi prochain, au conseil général de Hautes-Pyrénées, où se tiendra le comité directeur de la Fédération française (FFR).On s'oriente vers un ticket composé d'Emile Ntamack et de Marc Lièvremont qui serait en revanche en pole pour succéder à Bernard Laporte. Ancien entraîneur des moins de 21 ans avant de ramener Dax dans le Top 14, Marc Lièvremont serait sur le départ dans les Landes, où ses dirigeants se seraient déjà mis en quête d'un nouvel entraîneur. Lièvremont a pour lui son passé exemplaire avec les Bleus, d'être très proche de la DTN et de Jean-Claude Skrela, dont il fut l'un des piliers de la sélection lorsque ce dernier était aux commandes du XV de France, et d'avoir une complicité avec Ntamack avec lequel il évolua sous le maillot tricolore.Et puis les Organisateurs de la Coupe du monde 2011 néo-zélandais ont exprimé lors d'une conférence de presse leur souhait de voir l'épreuve réduite à seize formations: "Je préfère 16 équipes, non pour des raisons financières ou d'infrastructures, mais pour une question sportive, pour rendre tout son intérêt à la première phase", a ainsi déclaré le président du comité d'organisation du Mondial 2011, Martin Snedden.

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La grosse déception....  posté le dimanche 14 octobre 2007 14:24

Restés bloqués sur le mode tactique qui leur avait si bien réussi à Cardiff face aux Blacks,le XV de France a usé et abusé d'un jeu au pied qui fini par causer sa perte face à l'Angleterre.Un entêtement qui, s'il illustre tristement la pauvreté du jeu de cette Coupe du monde, pose question sur le choix stratégique des Bleus. On ne bat pas l'Angleterre à son propre jeu même si les Bleus, qui avaient les moyens, sinon de mieux faire, au moins de faire autrement,l'ont appris à leurs dépens.La pauvreté de cette 6e édition était frappé du bon sens,on se demande encore, à l'heure de croiser le chemin de l'une des plus belles machines à refuser le jeu de la planète rugby, BL, s'il était à ce point conscient du manque d'ambitions des protagonistes de la compétition, a choisi les mêmes ficelles tactiques.On pouvait pardonner un tel jeu restrictif face à l'ogre black, surtout après le résultat que l'on sait. Mais on peut s'interroger sur les raisons qui ont poussé l'encadrement tricolore à remettre le couvert face à l'Angleterre. Face au pack anglais certes surpuissant mais si peu mobile, l'équipe de France avait sans doute autre chose à proposer que ce jeu au pied aussi répétitif qu'inefficace. Cette obsession d'occuper le terrain coûte que coûte à grands coups de diagonales qui se sont perdues les unes après les autres, sans que Damien Traille, ni Lionel Beauxis, censés être les dépositaires de ce jeu de gagne-terrain, ne parviennent à leurs fins.Mais voilà le XV de BL vient d'oublier qu'avant de gagner du terrain, ils avaient un match à gagner.

"On a joué au pied quand on avait l'occasion de jouer à la main..."

Ce manque de lucidité, c'est un avant qui l'exprimait à l'issue du match dans une frustration que Jérôme Thion ne parvenait plus à dissimuler:Nous avons manqué de réalisme sur certains ballons qu'on aurait pu écarter et sur lesquels malgré tout, on a essayé d'occuper le terrain pour au final perdre la bataille.Dans un match capital verrouillé à double tour, pas une seule fois les trois-quarts français n'auront su franchir le rideau défensif adverse, ce que le XV de la Rose parviendra à faire en une occasion par Jason Robinson en fin de rencontre. A Cardiff, les Blacks avaient commis le pêché d'orgueil de vouloir sans doute trop joué. A Saint-Denis, les Bleus ont chuté pour avoir cru être en mesure de dominer les Champions du Monde en titre sur leur propre terrain. Mais à ce jeu de démolition, soutenu par une rigueur toute anglaise, Wilkinson et ses coéquipiers n'ont pas d'égal. L'analyse de la demi   de Lawrence Dallaglio, si pertinente dans la manière de pointer la naïveté de ses adversaires, avait de quoi donner la nausée: "Cela a été un festival de coups de pied, c'est dommage mais c'est comme ça. C'était important pour nous de ne pas perdre patience devant le jeu au pied que la France jouait et voulait nous imposer. Et le joueur des Wasps d'appuyer un peu plus là où ça fait mal: "Nous nous sommes mis en position de gagner ce match, pas la France."Les Bleus ou comment passer à côté d'une chance historique pour s'être pris pour ce qu'ils n'étaient pas.... Les Tricolores avaient pourtant des airs de Pumas à jouer au pied tout ce qui se présentait au lieu d'accepter de prendre le jeu à leur compte alors que tous les indicateurs étaient au vert (possession, occupation...). Mais ce qu'on accepte de la part de Pichot et sa bande, à la fois pour des raisons culturelles et structurelles, comment l'admettre de la part d'un pays organisateur? Inacceptable et, à travers le malaise ambiant, perce l'idée d'un terrible surplace depuis quatre ans et la première demi-finale gagnée à Sydney par les Anglais: "Les Anglais n'ont pas dominé outrageusement comme ils avaient pu le faire en 2003 mais on a perdu le match. La finalité est la même", commente Thion plus amer que jamais...La thèse du surplace ne tient même plus... C'est bien de régression dont il s'agit...

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L'exploît magique !!!!  posté le dimanche 07 octobre 2007 17:06

Le XV de France poursuit sa route en Coupe du monde après son exploit (20-18) réussi aux dépens des All-Blacks. Si les Bleus ont de bonnes raisons de ne pas céder à l'euphorie, la performance n'en est pas moins colossale.Les marqueurs  d'essai Thierry Dusautoir et Yannick Jauzion, à Sébastien Chabal, symbole d'un banc décisif, en passant par Lionel Beauxis, tombeur du mythe dès son premier match face aux Blacks.

Dusautoir, un essai et ça repart !

En concrétisant par le premier essai français de la rencontre la révolte des Bleus, menés de dix points au retour des vestiaires,le troisième ligne toulousain, a relancé le collectif tricolore mis jusqu'alors sous l'éteignoir all-black. La suite, c'est le rappelé  du groupe des trente, suppléant d'Elvis Vermeulen, qui la raconte: "Mon premier sentiment, c'est du soulagement surtout parce que du début à la fin, tu es ans le rouge. On avait choisi une option défensive qui supposait un bon réseau défensif. Je peux vous dire que je suis fatigué, j'ai pris des coups de partout, mais il y a la satisfaction de passer en demi-finale. On est content mais pas euphorique non plus. On ne va pas tout lâcher et perdre le fil de la compétition. Je ne vais pas trop sacraliser cette victoire. La semaine prochaine, ça repart et il faudra être aussi bon sinon plus face à l'Angleterre, qui a réalisé aussi une performance. En voyant leur victoire face à l'Australie (12-10) quelques heures avant notre match, je me suis dit: « Ils nous montrent la voie ». Je ne sais pas s'il faut dire ça, mais j'étais content pour eux. Une demi-finale France-Angleterre à Paris, ils n'étaient pas nombreux à avoir prévu ça." Lorsqu'on lui dit que sa présence à ce niveau est une autre surprise, il acquiesce dans un sourire: "Je ne me suis pas trop posé de questions et j'ai foncé." Tout comme sur son essai! Mais le moment de bravoure le plus saisissant, c'est bien avant le coup d'envoi qu'il a saisi les 71 000 spectateurs du Millennium Stadium lors du haka: "On avait décidé de les défier, de leur faire comprendre d'entrée que s'ils voulaient gagner,il fallait qu'ils nous passent dessus. On l'attendait. Avec cette histoire de maillot bleu, blanc, rouge, on avait décidé de montrer qu'on n'était peut-être pas géographiquement en France, mais que ce stade serait le notre aujourd'hui, qu'il y aurait un mur bleu, blanc, rouge. Bon, quand tu enlèves ton survêtement, tu te demandes quand même si tu n'as pas l'air trop con... Après quand ils débutent, il ne faut pas lâcher le regard et tu ne penses plus qu'à ça. J'avais MacAlister en face de moi, il a bien failli nous faire perdre le match." Le carton jaune du centre kiwi pèsera pourtant de tout son poids pour permettre aux Bleus de recoller au score:"On a su montrer une force de caractère, remonter ce 13-0, comme quoi ce match de l'Argentine nous a servi.Tout le monde nous disait qu'il fallait l'oublier, ça nous a servi de leçon."

Chabal, le poids du banc

C'était planifié, le banc tricolore avait été composé et pensé de telle manière que les nouveaux rentrants devaient apporter du sang neuf dans le moteur tricolore, mais aussi et surtout permettre de porter l'estocade aux Blacks si ces derniers n'avaient pas su creuser l'écart au tableau d'affichage. Bingo! Dans le sillage d'un Frédéric Michalak qui offrira sur l'un de ses tous premiers ballons l'essai de la victoire à Yannick Jauzion, ce sont également Dimitri Szarzewski, Jean-Baptiste Poux, Imanol Harinordoquy,plus tôt dans la partie,Christophe Dominici et Sébastien Chabal qui ont décuplé le potentiel des Bleus: "On savait que cette victoire, on pouvait l'attraper, explique le géant barbu. On y a mis beaucoup d'agressivité, de passion et de courage pour venir à bout de ces Néo-Zélandais.Je crois qu'on peut être fier de nous, il n'y a pas grand monde qui croyait en nous. Nous, on savait de quoi on était capable.(...)Ça n'était pas simple de rentrer dans un match aussi serré, mais j'ai essayé de me mettre au diapason de tous mes coéquipiers qui avaient tout donné. J'y ai tout donné et j'y ai tout laissé." «On gagne à trente», pas un vain mot pour Chabal qui sait aussi rendre hommage aux absents: "Je suis content aussi pour les huit qui n'ont pas pu prendre part à la fête parce que le choix a été dur. Mais l'aventure continue et le groupe va encore vivre, on leur devait de gagner."

Jauzion, au meilleur moment !

On se languissait de voir cet incomparable talent exprimer enfin tout son potentiel et de le voir traverser cette Coupe du monde sans avoir droit au chapitre. Yannick Jauzion a résurgi en pleine lumière,sur la pelouse du Millennium, offrant aux Bleus leur deuxième essai, synonyme de victoire! Une action que le Toulousain décrit lui-même: "Je croise d'abord sur Damien, Damien voit que McCaw reste un peu sur moi, il garde le ballon,il la joue différemment pour Fred qui joue le coup en n'allant pas trop loin. Il reste debout pour me passer le ballon. Contre l'Argentine, tout s'était mal passé, là, tout nous sourit.Je n'ai que cinq mètres à faire, l'action est faite ou presque, c'est plus l'état d'esprit de groupe qu'il faut retenir. (...) Ça se joue à pas grand-chose, on peut dire qu'il y a en-avant sur mon essai, ils auraient pu passer un drop..Je crois qu'on a surtout essayé de jouer juste et su exprimer les valeurs qu'il faut sur le terrain.Jauzion est aux premières loges pour assister à la chute de la maison all-black: "Sur la longueur, ils n'ont pas été bien parce que, même si nous, on avait des crampes,c'était le cas pour eux aussi avec en plus des blessés. On a fait preuve de beaucoup d'abnégation et c'était essentiel sur ce match. (...) Après, ils ont joué avec hésitation, ils ne savaient plus trop et ils ont perdu leur rugby.Pour autant, Blacks ou pas Blacks, hors de question de se laisser emporter par la lame de fond qui s'annonce et promet de remettre les Bleus au rang de favori pour le titre: "Mais, même si ce sont les Blacks, il ne faut pas être stupide, ne pas être idiot et garder une certaine humilité. On est à deux matches de la finale. Il faut essayer d'analyser ce qui na pas été et de prévoir quelque chose pour battre ces Anglais. Mais en restant humble, tous ces matches, il faut les jouer.Les Australiens ont peut-être joué haut la main et ça leur a coûté cher."

Beauxis est gâté !

Dixième sélection en bleu, premier match face au All-Blacks et... première victoire, le tout en quart de finale de la Coupe du monde: Lionel Beauxis est un talent hors normes, c'est entendu, mais le minot palois de 21 ans est décidément gâté! Le jeune ouvreur au sang froid incomparable a dompté la marque noire, insensible à son premier échec sur pénalité: "Non, ça n'a rien fait, il faut repartir, le match n'est pas fini, comme au frisson d'un haka pas comme les autres: Leur faire front, ça nous a permis d'éxulter." Lui, d'ordinaire si posé et timide, semble encore exalté à l'instant d'évoquer ce défi collectif: "ll fallait qu'on se mette face à eux pour leur montrer qu'on n'allait pas se laisser marcher dessus comme ça, qu'on allait vendre chèrement notre peau. Cela nous a permis de nous transcender, malgré notre début de match difficile. Et de châtier McCaw et les siens: Quand je suis sorti, j'en ai croisé beaucoup qui étaient blessés. Nos remplaçants, eux, ont su nous apporter notre fraîcheur. On ne s'est pas affolé, on savait qu'ils n'étaient pas invincibles." Beauxis ou la belle histoire du benjamin des Bleus: "Le rêve continue pour moi et j'espère qu'il va s'accomplir jusqu'au bout désormais."

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FRANCE 20 - 18 NOUVELLE - ZELANDE

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FRANCE  - 2E Dusautoir - (54e) - Jauzion(69e)

2T Beauxis - (54e) - Elissalde - (69e)

2P Beauxis - (40e,46e) 

NOUVELLE - ZELANDE - 2E Mc Alister - (17e) - So'bailo - (63e)

1T - (17e) - 2P - (13e,(30e) - Carter

Retour au pays pour les All Blacks, après un revers inattendu. La méthode Graham Henry n'a pas porté ses fruits.

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Après l'exploit contre les Blacks (20-18), les Bleus ont l'esprit tourné vers la demi-finale contre l'Angleterre prévue samedi prochain

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Ca sera France - Nouvelle Zélande en quart...  posté le lundi 01 octobre 2007 16:16

La ferveur du public marseillais est d'ailleurs palpable dès les premières secondes, comme si plus qu'ailleurs, on avait bien pris conscience dans la cité phocéenne que les Tricolores disputent peut-être là leur dernier match de la compétition sur le sol français. Alors profiter des Bleus qui d'emblée s'installent dans la moitié de terrain géorgienne, à l'image de ce premier groupé-pénétrant qui provoque la faute adverse et offre la première pénalité à l'équipe de France et à Lionel Beauxis (3-0, 7e). Betsen et les bleus veulent prendre leurs responsabilités dans ce match et s'y emploient. La première attaque des arrières français fait mouche avec cette percée de Yannick Jauzion, dont le service au large pour Clément Poitrenaud est synonyme de premier essai (10-0, 6e).Le doute n'est pas permis, pense-t-on alors pour ces Bleus, ce que la première mêlée, à leur avantage, confirme. On devine, on espère une farandole d'essais, elle tarde à venir, la faute à des imprécisions et des  ballons trop vite rendus. Beauxis a beau rajouter trois point supplémentaires (13-0, 17e), les protégés d'Henri Broncan se voient offrir, sur une grossière faute au sol de Yannick Nyanga, l'occasion d'ouvrir leur compteur face aux poteaux. Opportunité ratée aux 22 mètres par le buteur Merab Kvirikashvili (19e)! Une sensation de flottement qui est accentuée par la sortie du local de l'étape, le Toulonnais Pierre Mignoni, blessé  laisse sa place à Jean-Baptiste Elissalde (22e). Du haut de ses 21 ans, Beauxis  le benjamin chez les Bleus de France, c'est lui qui, sans complexe et par son coup de pied de mammouth, remet l'équipe sur la marche avant avec  une pénalité parfaite tapée depuis la ligne médiane (16-0, 24e) et une touche superbe de ses propres 22 mètres pour ramener le jeu... dans les 22 mètres géorgiens ! Le déclic puisque le maul français qui s'en suit, bien aidé il est vrai par l'exclusion temporaire du pilier Mamuka Magrakvelidze, coupable d'un coup de pied (29e), envoie Nyanga inscrire le deuxième essai tricolore (23-0, 30e). On respire un peu mieux, même si quelques en-avants et quelques plaquages ratés viennent encore polluer le jeu des Français. Mais pour sa première titularisation en Coupe du monde, c'est un  récital que Beauxis délivre, le jeune Parisien s'offrant même, avant la pause, son essai personnel sur une attaque au large à nouveau maîtrisée côté tricolore. L'ancien Palois ne tremble pas sur la transformation en coin (30-0, 38e). A la pause, on serait tenté de dire « Beauxis 30 – Géorgie 0 ! ». Le bonus n'en est pas moins en vue pour les joueurs de Laporte. Le futur secrétaire d'Etat aux Sports, s'il a pu épargné son ouvreur dans les vestiaires, n'a pu que tancer sa troupe pour ses multiples égarements au cours de cette première période. La reprise n'en est pas plus brillante, mais ses joueurs ont le mérite d'atteindre l'objectif des quatre essais et du bonus après que Christophe Dominici, pas vraiment revigoré jusqu'alors par l'air du pays, plonge à son tour dans l'en-but géorgien, sur une passe au pied de vous savez qui l'excellent  Monsieur Lionel Beauxis (35-0, 45e). La victoire bonifiée est acquise, reste à conclure sur une note plus juste encore...

Tout l'orgueil des "Lelos"

Ce que les avants se mettent en devoir d'accomplir sur ce nouveau groupé pénétrant qui permet à Sébastien Bruno de soigner pour de bon ses bleus à l'âme en passant à son tour la ligne d'en-but (42-0, 52e). Enfoncée sur ses propres fondamentaux, la Géorgie a abdiqué pour de bon et le Vélodrome, sans pitié pour les Caucasiens, en redemande aux Bleus qui s'exécutent et régalent enfin avec cette sucrerie délivrée au pied par Elissalde et reprise dans le dos de la défense par le vrai « Domi » funambule (47-0, 52e). Saoulée par déjà six essais, la Géorgie en concèdera deux supplémentaires à Lionel Nallet, Rémy Martin, marqueur sur son premier ballon, et Julien Bonnaire pour porter le score au-delà des cinquante unités (59-0, 67e).Mais les Lelos, dont on oubliera pas qu'ils ont réussi l'exploit de se présenter en position de qualifiable à l'entame de ce match, ont un coeur gros comme ça et le prouveront jusque dans les dernières minutes de la rencontre, malgré un nouveau carton jaune, en profitant d'un mauvais lancer de Dimitri Szarzewski, entré en jeu, pour inscrire leur unique essai par le 3e ligne Zviad Maisuradze. Les Bleus, suspendus dés lors au résultat du choc entre Irlandais et Argentins, pouvaient goûter, main dans la main avec leurs adversaires du jour, l'ovation du Vélodrome, même si la Marseillaise entonnée avait quelque chose comme un chant du départ... On espérait se tromper.

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Les bleus sont parfait  posté le samedi 22 septembre 2007 09:59

Au terme d'une partie qui s'est débloquée après la pause, le XV de France a évacué un certain nombre en battant logiquement et largement (25-3) une équipe d'Irlande qui, de son côté, n'a pu freiner un déclin perceptible lors de ses deux premiers matches. La botte d'Elissalde, auteur de 15 points puis deux essais de Clerc ont permis aux Tricolores de faire un pas important vers les quarts de finale, reste à confirmer le 30 septembre à Marseille face à la Géorgie.La Coupe du monde continue pour l'équipe de France qui a sauvé sa tête,dans un Stade de France où, les Irlandais, innombrables aux abords de l'enceinte et dans les tribunes, avaient pris position en force. Rien n'aura été facile pour Raphaël Ibanez et ses hommes mais l'essentiel est acquis. Dans ce match à la vie à la mort, c'est l'Irlande qui a trinqué et le XV de France qui peut de nouveau envisager la qualification pour les quarts de finale avec sérénité.Dire que les Tricolores ont levé tous les doutes sur ce choc serait bien exagéré. Le point de bonus offensif espéré n'aura d'ailleurs jamais fait partie du domaine du possible. Mais cette équipe, tant décriée pour son absence de révolte face aux Pumas, a enfin su se faire violence dans l'adversité et construire son match avec patience, sans se désagréger au moindre coup de vent contraire. Le chantier reste colossal, à l'image d'une ligne d'arrières qui, à l'exception de Vincent Clerc, après sa partie de plaisir de Toulouse, n'a vraiment pas été à la fête sur la pelouse de Saint-Denis. Il fallait bien un paquet d'avants de toute première classe, mené par un Jean-Baptiste Elissalde qui n'en finit plus de prendre de l'épaisseur dans ce groupe, pour renverser la pression irlandaise.

Elissalde tient la baraque...

"S'inspirer des Pumas",avait réclamé Eddie O'Sullivan à ses joueurs avant la rencontre.Alors, en bon soldat, Ronan O'Gara, l'outragé de la presse française, lève chandelle sur chandelle. Le round d'observation se joue dans les airs mais le jeu au pied, de part et d'autre, reste inachevé. Peu de touches trouvées, beaucoup de ballons rendus,les Bleus, à la différence d'il y a quinze jours, face aux Pumas, sont bien rentrés dans leur match et ouvrent logiquement le score sur une pénalité jouée vite par Jean-Baptiste Elissalde, qui sanctionne lui-même un hors-jeu de la défense irlandaise prise de vitesse (3-0, 7e).Mais la réaction des Verts, conscients du danger, est immédiate. Le XV du Trèfle confisque le ballon et la défense française pose déjà les barbelés. Il faut un pied en touche pour sauver les Bleus d'un surnombre en bout de ligne et d'un premier essai (9e). Serge Betsen est forcément de sortie mais le plaqueur tricolore est à son tour sanctionné pour une faute au sol O'Gara s'y essaye mais le buteur irlandais rate sa première tentative (10e). L'étreinte est sévère pour les Tricolores qui doivent se dégager. Le jeu au pied de Damien Traille est bienvenu et la première véritable offensive des arrières français, initiée par Cédric Heymans, oblige l'arbitre à solliciter la vidéo. En négociant mal un deux contre un avec Vincent Clerc, Clément Poitrenaud croit pourtant avoir touché en coin la terre promise mais le verdict tombe,l'arrière tricolore est passé en touche.A défaut des cinq points, Elissalde se contentera d'exploiter l'avantage en cours sur l'action et la pénalité qui offre six unités d'avance aux siens (6-0, 18e). S'ils ne parviennent pas encore à déborder le rideau défensif adverse, Ibanez et ses coéquipiers mettent l'Irlande à la faute comme sur cette nouvelle faute au sol, concrétisée par Elissalde (9-0, 22e).La France a posé une main timide sur ce match mais l'essentiel reste à faire. Et tandis qu'O'Gara, un peu trop véhément, se fait réprimander par l'arbitre, Betsen se fait la malle sur le côté gauche. Le jeu rebondit côté opposé, où le surnombre semble encore favorable aux Bleus et à Clerc. Mais Girvan Dempsey veille et sauve le Trèfle en danger (30e).Un temps fort vient d'échapper aux Tricolores... Le choc hésite à basculer dans l'un des deux camps et les esprits s'échauffent. David Wallace, pour un «stamping» sur Ibanez, est attrapé par la patrouille, mais des 40 mètres, Frédéric Michalak échoue dans sa tentative de pénalité (34e). Une distance à laquelle O'Gara trouve lui la cible sur un drop parfait, qui a le don d'enflammer le public irlandais (9-3, 37e). Eteindre l'étincelle, les «gros» s'y emploient après ce bon jeu au pied de Traille qui renvoie le jeu sur la ligne verte. Chabal, discret jusqu'à présent, mène la charge. La famille est là, au soutien, à travailler au corps quinze Irlandais arc-boutés sous leurs poteaux. Michalak tente d'écarter, mais l'essai attendra et c'est d'une quatrième pénalité avant la pause, pour hors-jeu, que doivent se contenter les Bleus (10-3, 40e).

Le doublé de Clerc !

On ne sait pas si les Français prennent du plaisir dans ce match, mais il leur reste de toute évidence à se libérer. L'entame de la seconde période est pleine de bonnes intentions mais deux fautes de main grossières annihilent deux offensives successives (45e, 47e). Le match se finira sans Chabal, passé à côté de son match et que Laporte choisit de remplacer par Lionel Nallet (48e). A ne pas concrétiser leurs temps forts, les Bleus s'exposent forcément comme sur ce contre brûlant mené par Simon Easterby, mais qu'un en-avant d'Andrew Trimble gâche (50e). La France semble incapable de réagir au large, alors les avants s'y collent pour ramener le jeu dans les 22 mètres adverses. Un effort que trois points  de plus viennent récompenser (15-3, 55e).Le salut de ce XV de France se joue devant. Et alors qu'Ibanez sort, Elissalde prend un peu plus les clés du camion, exhortant ses troupes à ne rien lâcher.Bien malheureux sur son jeu au pied depuis le début de ce match, Michalak délivre une merveille de passe dans le dos de la défense irlandaise, prise totalement à contre-pied. Clerc a suivi et n'a plus qu'à aplatir l'offrande de son ouvreur (20-3, 60e). O'Driscoll et ses hommes sont dépassés, à l'image de ce carton jaune récolté par la poutre d'un pack désossé, Paul O'Connell (64e). La sanction ne tarde pas et sur une nouvelle passe au pied, cette fois signée Elissalde, Clerc prouve à la réception, face à trois Irlandais, que son petit gabarit n'a vraiment plus rien d'un handicap. L'essai, validé par la vidéo, est celui du KO pour les Verts (25-3, 69e). Le carton jaune de Traille, sanctionné à son tour, n'y changera rien (76e). Les Bleus ont bien mérité leur tour d'honneur tour sous une sono crachant on ira tous au paradis.", sans doute encore un peu prématuré...

Réactions de Bernard Laporte, Raphael Ibanez et Jo Maso

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